Catherine Delaunay, clarinette, saxophone
Lionel Martin, saxophones
Daniel Casimir, trombone à coulisse(S)
Didier Havet , soubassophone
Etienne Plumer, batterie
Catherine Delaunay, on la connaît. L’air de rien, cette frimousse discrète est depuis quinze ans sur toutes les scènes du jazz. Classique, jazz, poésie, théâtre, cinéma, danse, chanson : pas de frontières pour cette virtuose de la clarinette, formée par Jacques Di Donato.
Capitaine de “Y’en a qui manquent pas d’air” depuis plusieurs années, Catherine Delaunay développe d’autres projets personnels tels que “Sois patient car le loup” création sur des poèmes de Malcolm Lowry, avec John Greaves, Isabelle Olivier, Thierry Lhiver, Guillaume Séguron, traduction Jean-François Goyet, et “Le chien déguisé en vache”, en duo avec Pascal Van den Heuvel. Elle s’investit dans “Silence dans les rangs”, en duo avec Tatiana Lejude, et “Plumes”, en trio avec Edouard Ferlet et Benoît Dunoyer de Segonzac.
Elle est la compagne de route de Régis Huby (“Simple sound”, “All around”), Laurent Dehors (“Dans la rue”, “Dentiste”, “Tu tousses”, “Dommage à Glenn”, “Que tàl Carmen”), Olivier Thomas (“Le jour de l’envol”, théâtre musical & “Tomassenko”), Clara Cornil (“Haïkus”, Cie de danse Les Décisifs), Sandrine Legrand (formation sonate “Duo de l’Eyschel”), Alain Blesing (“Songs”, “Octet”), Pierre Badaroux (“Les aventures du Prince Ahmed”, ciné-concert), “Quatuor pour la fin du temps, hommage au langage de Messiaen), Jean-Marie Lejude (“A la Vie”, Cie de théâtre L’oeil du tigre), Bruno Tocanne (“Tocade(S)”, disque d’émoi Jazz Magazine), Lambert Wilson (“Nuit américaine”).
Elle a joué avec Marc Perronne, Daniel Hélin, Daniel Goyone, Takayuki Kato, Nobuyoshi Ino, Dave Burell, Yuri Kusetsov, Mohamed Beljoudi, “Ténarèze”, Claude Tchamitchian, Luc Le Masne, Serge Lazarévitch, Denis Badault, Emmanuel Bex, Denis Chancerel, Jean-François Baez, Lucia Reccio.
Un parcours plutôt iconoclaste pour un premier prix du C.N.S.M. de Lyon (Clarinette, Musique de chambre, Musique du XX° siècle, Clarinette ancienne), qui a aussi joué sous la direction de Jean-Claude Malgoire (“La Grande Ecurie et la Chambre du Roy”) et autres orchestres classiques.
Non, vraiment, c’est vrai quelle ne manque pas d’air, cette musicienne accomplie à l’éclectisme virtuose. Inclassable on vous dit...

Influencé par l’approche créative de David Liebman, Steve Lacy, qu’il rencontre en 1995, et Louis Sclavis, qu’il côtoie à Lyon, Lionel Martin mélange les arts (Ciné-concerts), travaille avec des danseurs contemporains ou hip hop, participe à la création “Panique(s)”, en hommage à Roland Topor, ainsi qu’à la création de “Les bergers fous de la rébellion”, en hommage à la beat generation.
Il obtient un premier prix du festival de jazz de Gexto en Espagne avec le « Free Sons Sextet ». Il fonde son propre trio qui sera lauréat du festival de Vaulx-en-Velin (“Scènes de méninges”, tournée festivals AFIJMA).
Il fonde le trio “Résistances” avec Bruno Tocanne et Benoît Keller (“Etats d’urgence”, “Résistances”, “Global songs”), le trio Martin-Tocanne-Gaudillat (“new dreams nOw !”), le projet “Octobre”, en hommage au Liberation Music Orchestra.
Il crée “Lionel Martin new trio”, s’investit dans de nombreux projets tels que « la grosse couture », « Le Manacuba », grand orchestre franco-cubain de Luc Le Masne...
Il participe à de nombreux festivals. Il a joué avec Denis Badault, Serge Lazarevitch, Francois Thuillier, Vincent Courtois, Laurent Dehors, Sophia Domancich, David Chevalier, Jacques Di Donato, Laurent Cugny, Senem Diyici, Alain Blesing, Roman Filiu, Bobby Rangell, Irving Acao, Vincent Limouzin, Basilio Marquez, Guillermo Fellove, Beoît Dunoyer de Segonzac, François Merville, Hasse Poulsen, Olivier Sens, Benoît Delbecq...

Après un premier prix de soliste, de composition et d’orchestre au concours de jazz de Basse-Saxe en Allemagne, il intègre l’orchestre franco-allemand de jazz dirigé par Albert Mangelsdorff et Jean-François Jenny-Clark et le groupe de Günter Klatt.
Il vit ensuite à New-York où il se produit avec Shib Shihahab, Frank Foster, Lester Bowie, Brad Mehldau, Johnny Colon et avec son propre quintet.
Grâce à l’obtention d’une bourse, il étudie à la « New School » le trombone, la composition et l’arrangement avec Steve Turre, Jim Hall, Kenny Werner, Jimmy Cob et Jacky Byard.
Daniel Casimir s’installe en France en 1991 après quelques mois passés au Brésil. Il s’est produit depuis lors avec le « Unit » de Noël Akchoté, le Quintet de Simon Spang-Hansen, Le « Groove Gang » de Julien Loureau, le « Trash Corporation », Andy Sheppard, le « Tentet » de Didier Levallet, Le « Minautore » de Jean-Marc Padovani, France Gall, son propre « Quintet Sound » et aux côtés de David Liebman, Glenn Ferris, Archie Shepp, Philippe Sellam et Riccardo Del Fra.
Aujourd’hui il se consacre principalement à son projet “Eros & Thanatos” (musique pour quatuor et jazz ensemble), au « Wonder-Brass-Factory », au « Thuillier Brass Trio », au duo avec le guitariste Michael Felberbaum et répond aux commandes de composition de plusieurs ensembles et solistes de musique classique.

C’est un incontournable des grandes formations prestigieuses du jazz ! ONJ de François Jeanneau (1986, Antoine Hervé (1987 et 1988), Denis Badault (1991 et 1994) ; orchestres de Claude Barthélémy, de Jean Loup Longnon, d’Ivan Julien, Laurent Cugny, Archie Shepp, Lester Bowie, Jean-Jacques Ruhlmann, Jean-Marie Machado, Gérard Badini, Serge Adam, Michel Marre ; le P.O.M ; le « Mingus Big Band de New-York » ; le « Dodecaband » de Martial Solal, « Minautore » de Jean-Marc Padovani, « Tubapack » de Marc Steckar, « Terranova » et « Le Manacuba » de Luc Le Masne, « Zoomtop » de Bertrand Renaudin, « Original quartet » de Jean-Charles Capon, Antoine Hervé, « Tentet » de Stan Laferrière, « orchestre de la lune » de Jon Handelsman, « Coketale » de Laurent Cokelaere, et son propre sextet « Dixi-Project ».
Didier Havet enregistre également pour des musiques de films et de variétés (Michel Legrand, Claude Bolling, Georges Moustaki, Julien Clerc, Maurane, Jacques Higelin, Arthur H, et William Sheller).

Né à Séoul e 1975, Etienne Plumer étudie la trompette à l'académie de musique de Bastogne avant d'apprendre la batterie en autodidacte.
Il joue dans de nombreuses formations allant de fanfares à des groupes de rock et de jazz fusion. Il fréquente les stages de jazz à Libramont et rencontre, entre autres, Antoine Cirri, Sal La Rocca, Steve Houben et Pierre Vaiana.
A l'ULG, il achève une licence en Philosophie et Lettres et s'inscrit au Conservatoire de Musique de Liège où il suit la classe d'improvisation de Garrett List, les cours de musique de chambre de Jean-Pierre Peuvion et l'atelier Rock de Chambre de Michel Massot.
Il compose une pièce pour le département de musique électronique de Wallonie et pursuit des cours de batterie avec Mimi Verderame.
Il intègre ensuite le Rêve d'éléphant Orcherstra de Michel Debrulle, avec Jean-Yves Evrard, Michel Massot, Pierre Bernard, Laurent Blondiau et Stephan Pougin.
Par ailleurs, il joue dans Turlu Tursu, Tomassenko (avec Olivier Thomas, Michel Massot, Catherine Delaunay et Laurent Rousseau), Follow the River (avec Michel Marissiaux) et Animus Anima (Nicolas Ankoudinoff, Benoist Eil et Pascal Rousseau).
Il a participé notamment à la création de musique de film avec Jean-Pol Dessy et Louis Sclavis. Etienne Plumer joue également avec le bassiste André Klénès (Moonly Delights) et dans King Lee (rap ex-StarFlam).

Un bel équipage dont la liberté de ton touche au coeur... 
« Y'en a qui manquent pas d'air, quintet fanfaronnesque de Catherine Delaunay, avec Lionel Martin, Daniel Casimir, Dider Havet et Etienne Plumer. Cinq joyeux musiciens ont hissé la voile d'un petit navire turbulent, prompt à tous les louvoiements, pourvu qu'ils tissent des parcours originaux et créatifs en diable. La qualité première de ces audacieux personnages qui n'hésitent pas à saborder la facilité est, là encore, la complicité. La maîtrise instrumentale est bien sûr de rigueur (à Cluny, c'est banal...). L'ensemble est jubilatoire mais il ne masque pas les touches émotionnelles qui émergent au détour des notes. Catherine Delaunay tient là un bel équipage dont la liberté de ton touche au coeur. »
CultureJazz - Yves Dorison - Concert au Festival Jazz Campus en Clunisois - Août 2009 -
Un charmant répertoire pour orphéon buissonnier… 
« La clarinettiste Catherine Delaunay a écrit un charmant répertoire pour orphéon buissonnier. Fragments mélodiques narquois enchaînés
à la diable, rythmes voyous préférant la boiterie de l’impair, métal des instruments d’extérieur (le trombone de Daniel Casimir, le saxophone
de Lionel Martin, le soubassophone de Didier Havet) teinté du bois de velours de la clarinette et plus souvent caressé que battu par Bruno
Tocanne. Musique à vocation d’animation, d’illustration, d’ameublement, mais la qualité des arrangements, de l’orchestration et de
l’interprétation nous fait dire que cet ameublement-là relève de l’ébénisterie d’art. A la lecture de la distribution, on
s’en doutait un peu. D’autant plus qu’invitation est faite à l’improvisation, ici traitée plus sur le terrain du libre contrepoint
hérité de la new thing que sur celui de la trame harmonique. Une réussite du genre. »
Jazzman -
- Frank Bergerot - février 2004 - Y’en a qui manquent pas d’air -
La profondeur d'une musique diablement envoûtante...
« Y en a qui manquent pas d' air... et encore moins de souffle, de bras, de clefs, de joie, de générosité et d'imagination.
Tête pensante du collectif, la clarinettiste et sopraniste (pas de cornemuse pour aujourd’hui) Catherine Delaunay dirige tout
ce beau monde avec exigence et détermination. Il serait bien trop réducteur de ne voir ici que ritournelles ensoleillées, et ainsi,
oublier la profondeur d'une musique diablement envoûtante. Goûtez aux plus vifs débordements de la clarinette de la clarinettiste
(et a ses infinies douceurs aussi), écoutez les murmures convulsés de Didier Havet, écoutez la liberté que s'offre (et que l'on offre)
à la batterie, découvrez Simone, celle que je ne connais pas mais que j’imagine câline, foutraque, déterminée (je me trompe ?). Et puis
ce titre merveilleux, Au coin des fées, libérant les imaginaires les plus fertiles. Un disque ravissant... mais bien plus que cela,
vous vous en doutez ! »
Impro Jazz - Luc Bouquet - mars 2003 - Y’en a qui manquent pas d’air -
Cœur de Lune, la fanfare est un monde en soi...
« Parfois refuge pour instrumentistes déficients, elle peut aussi regrouper des musiciens accomplis et faire naître une somme musicale
qui dépasse les vertus de chacun. La clarinettiste Catherine Delaunay a constitué une fanfare qui ne comprend que cinq musiciens. Une
« fanfarette » ? Pourquoi pas ? Le résultat est enthousiasmant par la relative sophistication et finesse des arrangements, le côté
primesautier des interventions solistes, le plaisir de jouer évident à l’écoute. On a l’esprit de la fanfare, sans le poids mais sans
édulcorants. Un régal. »
Répertoire - octobre 2003 - disque « Recommandé du mois » - Y’en a qui manquent pas d’air -
Une des musiques les plus inspirées, aériennes et voyageuses qui soient... 
« Y’en a qui manquent pas d'air » regroupe quelques musiciens irréductibles du jazz actuel, tous embarqués séparément dans des directions
singulières, aventuriers en tambours et vents. Ensemble ils inventent une des musiques les plus inspirées, aériennes et voyageuses qui soient
- à la fois populaire, charmeuse et tranquillement novatrice...
Nevers D'Jazz Festival - octobre 2002 - Y’en a qui manquent pas d’air -
Vivifiant... Variations sensibles, pleines de liberté et de talent...
« C’est une fanfare, jazz, de rue, d’intérieur, c’est cinq musiciens qui brassent leur musique au fil de leurs instruments.
Catherine Delaunay, Lionel Martin, Daniel Casimir, Didier Havet et Bruno Tocanne, pour un univers où se rencontrent un jazz européen
mâtiné de free et de classicisme, et des ambiances de film. Vivifiant, on entre dans la danse avec des variations d’un bel éclectisme,
sensibles, foutraques, pleines de liberté et de talent. On remarquera, sans oublier les quatre hommes du groupe, le jeu excellent de la
clarinettiste, Catherine Delaunay, qui fait penser quelques fois à Dolphy, mais pas à Sclavis ni à Portal et c’est tant mieux, son jeu
porte déjà une marque particulière, celle d’une grande musicienne. »
491 - octobre 2002 - Y’en a qui manquent pas d’air -
Y’en a qui manquent pas d’air, une formation à part...
“Une formation à part aux personnalités hautes en couleurs qui surprend le spectateur par la force que peut avoir sa musique acoustique
mélange de cultures traditionnelles”
Festival “Un doua de jazz” - octobre 2003 - Y’en a qui manquent pas d’air -
Coeur de lune
Simone
Vera Cruz