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Les neuf filles de Zeus

La presse...

Poésie du grand large et de l'ivresse...
"Catherine Delaunay a présenté une création autour des textes de Malcolm Lowry, avec la participation de John Greaves. Cette poésie du grand large et de l'ivresse convient tout à fait à la voix et à la manière de l'ancien bassiste du groupe "Henri Cow". Le beau travail d'écriture minutieux et sensible, de la clarinettiste, a fait le reste. Beaucoup de chaleur et d'affection dans cette présentation, qui en appelle d'autres, dont la distribution est superbe avec Isabelle Olivier (harpe), Thierry Lhiver (tb) et Guillaume Séguron (ctb)."

- Jazz Magazine - Philippe Méziat - 12 novembre 2009 -
Création Sois patient car le loup - Rencontres Internationales D'Jazz de Nevers -

Un quintette superbe et délicat...
"(...) D'une manière totalement différente, la clarinettiste Catherine Delaunay a choisi d'adapter en chansons des écrits de Malcolm Lowry dans sa création "Sois patient car le loup" interprétés par le bassiste John Greaves (ex-Henry Cow, ex-National Health, etc.), ici uniquement chanteur, au sein d'un quintette superbe et délicat avec Thierry Lhiver (tb), Isabelle Olivier (harpe) et Guillaume Séguron (ctb). Un univers sonore et poétique extrêmement tendu, raffiné et sensible, grâce à son instrumentation singulière, en particulier dans l'association des cordes de la harpiste et du contrebassiste."

- Les dernières nouvelles du jazz - décembre 2009 -
Création Sois patient car le loup - Rencontres Internationales D'Jazz de Nevers -

Un univers de mélodies denses et fortes...
Découvert au dernier festival de Nevers, le spectacle « Sois patient car le loup... » conçu et dirigé par Catherine Delaunay, est de ceux qui se glissent doucement dans votre mémoire et dans votre corps, au moins autant par son contenu sensible que par les questions qu'il soulève, et qu'il résout avec brio. Le propos consiste à mettre en musique et en scène des extraits des poèmes de Malcom Lowry, parfois dans le texte, parfois traduits (par Jean-François Goyet), et d'évoquer à partir de là tout un univers onirique où se mêlent des évocations de la pêche au large, des ambiances d'estaminets marins et plus généralement les obsessions intimes du poète. John Greaves est la voix, indispensable et bien venue par son fond de gorge gallois, sa faconde, son humour ravageur. Catherine Delaunay (accordéon, clarinettes, musiques et arrangements), Isabelle Olivier (harpe), Guillaume Séguron (contrebasse), Thierry Lhiver (trombone) tissent autour de lui avec la complicité de Laurent Dahyot (son) tout un univers de mélodies denses et fortes, jamais faciles, toujours arrangées avec un soin et une délicatesse extrême. Il faut prendre garde, quand on reçoit une telle proposition artistique, à ne pas se laisser prendre au piège de la question du sens. Vouloir « comprendre » à tout prix est la meilleure façon de rater le coche, et parfois de prendre la mouche. L'univers poétique est déjà, à lui seul, un univers de sons au moins autant qu'un monde de significations. Et c'est souvent pour des motifs déjà liés à ce qu'ils comportent de musique que les « chanteurs » choisissent tel ou tel texte, comme nous le confiait la veille Jeanne Added. Il faut donc prendre la musique qui en résulte comme un tout, accepter l'idée que la voix est d'abord un instrument, et ne prendre les bribes de sens qui s'échappent ici ou là uniquement comme des éléments adventices, utiles pour se laisser aller au rêve, à l'imaginaire, mais pas du tout indispensables pour que le message musical vous atteigne. Ainsi, délivrés de tout effort pour rejoindre un sens qui de toutes façons échappe - ne serait-ce que par la grâce de chanteurs qui articulent plus ou moins bien ? nous nous laissons aller aux charmes d'un texte que la musique prolonge et parfois magnifie. On sait, pour conclure sur ce chapitre, que les plus grands textes poétiques ont parfois du mal à trouver leur écho musical (précisément parce qu'ils se suffisent à eux-mêmes, la rencontre entre Baudelaire et Henri Duparc faisant ici office de contre exemple rarissime), et que, inversement, certains textes assez faibles ont été transfigurés par la plume d'un compositeur de génie ? c'est souvent le cas dans les mélodies de Schubert. Avec « Sois patient car le loup... » Catherine Delaunay se situe selon nous dans le premier cas de figure, sa musique toute en dentelle et en finesse venant jouer parfaitement (par oppositions, décalages, glissements, dérapages et autres figures) avec l'univers marin, chaloupé et rocailleux, de Malcom Lowry. Il suffit à l'auditeur de se laisser aller.

- Jazz Magazine - Philippe Méziat - 31 janvier 2010 - Sois patient car le loup -
Festival Du Bleu en Hiver - Théâtre des 7 collines - Tulle -

La musique et la poésie, un mariage qui coule de source......
"Une taverne, un lampadaire, une lanterne... le décor est minimaliste. Dans une ambiance intimiste, le Palot accueillait mardi (10 novembre 2009) la première de "Sois patient car le loup", ou la mise en musique de poèmes de Malcolm Lowry. C'est au travers de ses textes que Catherine Delaunay (clarinettes, accordéon) faisait découvrir cet auteur anglais, dont l'oeuvre la plus connue reste "Au-dessous du volcan". Elle signe des arrangements riches, à la tête d'une formation clarinette, trombone, contrebasse et harpe, aussi originale qu'invitant à l'onirisme. La musique et la poésie, un mariage qui coule de source et dont le point de convergence reste le chant. Ici, c'est John Greaves qui prête sa voix rauque, mélange de Gainsbourg et de Tom Waits, de titi parisien et de gentleman anglais. (...) Les poèmes, bien que traduits, préservent la concision et l'efficacité de la langue originelle, son rythme, sa musicalité, la manière de juxtaposer les images mentales. Quelques danses improvisées de quelques zouaves en goguette, et John Greaves chausse de nouveau le micro pour un "Épitaphe" totalement dingue. "T'écris Malcolm Lowry / Vétéran du Bowery / A la prose fleurie / Quoi qu'un poil assombrie / Qui travaillant de nuit / Parfois de jour aussi / Toquant ukulélé Périt." "More is less", isn't it ?"

L'Est Républicain - 14 novembre 2009 -
Création Sois patient car le loup - Le Palot - Scène nationale de Montbéliard -

C?est un cabaret des histoires venues des cinq cents diables...
?"(...) La mer est dans une échappée de la toile du fond de scène. Une tâche bleutée dans la beauté lépreuse ? pour cela il suffit d'une artiste de talent : Isabelle Meunier, créatrice de cette oeuvre décor ? des murs pages au papier passé sur lesquelles l'écriture aborde à une taverne, se heurte à des immeubles pauvres à l'heure où le jour se lève, est masquée par la silhouette (ou son ombre) d'un homme, béret vissé sur la tête, qui marche à grandes enjambées vers on ne sait où. La taverne, le port ou son destin ; tous ont partie liée chez Malcolm Lowry (...). John Greaves est la voix de Malcolm Lowry, partie intégrante du petit orchestre conduit par Catherine Delaunay (clarinettes et accordéon), Isabelle Olivier (harpe), Thierry Lhiver (trombone), Guillaume Séguron (contrebasse).
?C'est un cabaret des histoires venues des cinq cents diables dites par un poète sorti de la « terrible usure du jour » (...)
La musique a cette beauté empruntée aux instruments des pauvres, des orchestres ambulants choisissant un lieu de passage pour faire la manche (...) Compositions subtiles où joie et mélancolie dansent de concert (...)"

- Au jour le jour, D'Jazz de Nevers - Michel Pulh - novembre 2009 - Création Sois patient car le loup - Rencontres Internationales D'Jazz de Nevers -

Un duo tendre et bondissant...
"Catherine Delaunay promène son talent indiscipliné sur les marges du jazz. Derrière des intitulés insolites, un duo tendre et bondissant où elle croise ses clarinettes avec les saxophones de Pascal Van den Heuvel. De la fantaisie et l'invention pour une musique qui ne manque pas d'air."

- Jazz Magazine - Lorraine Soliman - novembre 2008 - Le chien déguisé en vache -

Une musique évocatrice et presque cinématographique...
"Catherine Delaunay et Pascal Van den Heuvel croisent et décroisent les lignes de leurs instruments et dessinent d'une main preste dix-sept courtes esquisses pour la plupart improvisées.

Du minimalisme bucolique du "Jardin de Joseph" ou "Odette est partie" aux réminiscences balkaniques de "Mon p'tit python" et "La ballade d'Aïgor", le duo use de sons aux couleurs tendres ("Such a princess", une composition de Catherine Delaunay, nostalgique et doucement surannée) ou vives ("La Vache déguisée en chien"), avec une sorte de volonté d'enfance qui leur va bien au teint.

Ne vous fiez pas aux apparences : la naïveté est voulue, le chien n'est peut-être pas un chien, ni la vache une vache ; "Lost Tango in Paris" est une valse et "Une valse dans les prés" n'en est pas une ; "Sors la poubelle avant d'aller danser" n'est pas une parodie de Sylvie Vartan, mais "Soir de Paris" est une authentique valse musette qui fleure le parfum de chez Bourjois, "avec un J comme Joie", et une tour Eiffel sur la boîte bleue. "C'est encore loin" sonne un peu comme une chanson de halage... Vous suivez ? Tais-toi et rame.

Malicieux, les deux soufflants nous gratifient en cours de route de conversations instrumentales impromptues que nous devons comprendre à demi-mot, à demi-note, comme on essaie de saisir une discussion à la table voisine : "Au café avec Claude", "Tenderness", "Mon p'tit python"...

Elle se délecte à jouer les faux seconds rôles, les basses obligées. Il caresse voluptueusement les mediums et batifole dans les aigus avec la fougue d'un jeune chien dans l'herbe tendre. Tous deux affectionnent les volutes et les lignes virevoltantes, les sonorités rondes et dodues comme une petite madeleine, les teintes fraîches, les souvenirs de musique populaire, les échanges de voix, les phrases qui finissent en suspens comme un sourcil levé. Le vôtre, peut-être, à la première écoute de cette subtile collection de vignettes musicales."

- Citizen Jazz - Diane Gastellu - novembre 2008 - Le chien déguisé en vache -

Echanges si doux pour musiciens de bon goût...
"Catherine Delaunay apprécie plus que tout l'intimité, les amis et le plaisir de celle-là vécue avec ceux-ci dans le Le jardin de Joseph ou Au café avec Claude. Son format de prédilection demeure le duo, peut-être par antinomie avec le nombreux Tous Dehors et, qu'elle décline des Tocade'S avec Bruno Tocanne, rompe le Silence dans les rangs avec Tatiana Lejude ou glisse voluptueusement sur les calembours du Chien déguisé en vache en compagnie de Pascal Van den Heuvel, elle n'aime rien tant que la complicité de ces moments privilégiés.

Alors, elle se donne avec soin, polit le son de ses clarinettes, trouve des courbes inattendues, des respirations bienvenues, des harmoniques croisant en chemin celles de son partenaire. Le saxophoniste a d'ailleurs compris sur quel terrain il avait la chance d'évoluer pourvu qu'il n'y dresse aucune barrière intempestive. Il creuse donc, dans le sillage de la Dame, une ligne attentive, y sème les germes de la rencontre à venir et, avec toute la patience dont il peut se targuer, dessine les contours qui ourleront la mélodie. Surtout, il a banni de ses instruments tout risque d'agressivité. Car, sans être pour autant un oiseau effarouché, Catherine Delaunay cherche tout sauf le conflit. Ce n'est pas pour cela qu'elle est venue, mais pour vivre un temps lumineux où, pour une fois, l'intelligence aurait eu gain de cause.

Aussi goûte-t-on des mets bien délicats au menu de ces 17 courtes pièces mitonnées avec tout le savoir-faire de compagnons artisans : du jazz, bien sûr, encore que cet idiome précis soit loin de définir la couleur générale de l'album, des contrepoints tirés sur le fil de la dissonance, de brefs échanges fondés sur le rythme ou de longues phrases épanouies sur toute l'amplitude du spectre.

Surtout, on y entend de l'improvisation, terme hybride s'il en fut, évoquant moins l'esthétique abordée que la genèse du son lui-même, mais situant bien les interprètes dans cette zone ambiguë peuplée de tous les dangers et requérant toute la lucidité nécessaire au déni de la redite, des clichés et du prêt-à-jouer.

C'est donc en totale chute libre que la clarinettiste française, à l'origine de la fanfare de poche Y'en a qui manquent pas d'air et cheville ouvrière des ensembles de Laurent Dehors, du Simple sound de Régis Huby ou du Chaosmos d'Alain Blesing, entraîne le saxophoniste belge, néophyte en la matière, mais fasciné par cette disponibilité avec laquelle ils conjuguent au présent la tendresse, l'humour, le désir, et la joie.

Rien de bien obscur dans tout cela, n'est-ce pas ?

Juste quelques rimes enguirlandées, lampions de fête et petits matins étoilés à tendre au-dessus de nos lits pour mieux conjurer nos cauchemars..."

- Improjazz - Joël Pagier - janvier 2009 - Le Chien déguisé en vache -

Un duo plein de charme...
"Catherine Delaunay, une autre musicienne qui se joue des chapelles et que l'on retrouve comme dans ce beau disque Le Chien déguisé en vache aux côtés du souffleur Pascal Van den Heuvel.
La promenade musicale où nous embarquent les 2 souffleurs est pleine de surprises, de rebonds, de clins d'oeil. Certaines fois presque musique de chambre, puis une valse vient s'immiscer l'air de rien et le résultat est parfait, c'est Soir de Paris, juste avant c'était un Tenderness trop court mais bien frappé. Le titre qui donne son nom à l'album est une parfaite réussite de ce duo plein de charme, beaucoup de douceur et une pointe de rugosité.
Cet album est un cheminement dans la musique de Catherine Delaunay, qui peaufine le son de ses clarinettes pour faire duo avec le saxophone de l'ami belge. Une musique improvisée qui place la musicienne dans une démarche toujours exigeante de son parcours musical." - 491 - Bruno Pin - mars 2009 - Le Chien déguisé en vache -

Un charmant répertoire pour orphéon buissonnier
« La clarinettiste Catherine Delaunay a écrit un charmant répertoire pour orphéon buissonnier. Fragments mélodiques narquois enchaînés à la diable, rythmes voyous préférant la boiterie de l’impair, métal des instruments d’extérieur (le trombone de Daniel Casimir, le saxophone de Lionel Martin, le soubassophone de Didier Havet) teinté du bois de velours de la clarinette et plus souvent caressé que battu par Bruno Tocanne. Musique à vocation d’animation, d’illustration, d’ameublement, mais la qualité des arrangements, de l’orchestration et de l'’interprétation nous fait dire que cet ameublement-là relève de l’ébénisterie d’art. A la lecture de la distribution, on s'’en doutait un peu. D’autant plus qu’invitation est faite à l’improvisation, ici traitée plus sur le terrain du libre contrepoint hérité de la new thing que sur celui de la trame harmonique. Une réussite du genre. »

- Jazzman -- Frank Bergerot - février 2004 - Y’en a qui manquent pas d’air -

La profondeur d'une musique diablement envoûtante...
« Y'en a qui manquent pas d' air... et encore moins de souffle, de bras, de clefs, de joie, de générosité et d'imagination. Tête pensante du collectif, la clarinettiste et sopraniste (pas de cornemuse pour aujourd’hui) Catherine Delaunay dirige tout ce beau monde avec exigence et détermination. Il serait bien trop réducteur de ne voir ici que ritournelles ensoleillées, et ainsi, oublier la profondeur d'une musique diablement envoûtante. Goûtez aux plus vifs débordements de la clarinette de la clarinettiste (et a ses infinies douceurs aussi), écoutez les murmures convulsés de Didier Havet, écoutez la liberté que s'offre (et que l'on offre) à la batterie, découvrez Simone, celle que je ne connais pas mais que j’imagine câline, foutraque, déterminée (je me trompe ?). Et puis ce titre merveilleux, Au coin des fées, libérant les imaginaires les plus fertiles. Un disque ravissant... mais bien plus que cela, vous vous en doutez ! »

- Impro Jazz - Luc Bouquet - mars 2003 - Y’en a qui manquent pas d’air -

Cœur de Lune, la fanfare est un monde en soi...
« Parfois refuge pour instrumentistes déficients, elle peut aussi regrouper des musiciens accomplis et faire naître une somme musicale qui dépasse les vertus de chacun. La clarinettiste Catherine Delaunay a constitué une fanfare qui ne comprend que cinq musiciens. Une « fanfarette » ? Pourquoi pas ? Le résultat est enthousiasmant par la relative sophistication et finesse des arrangements, le côté primesautier des interventions solistes, le plaisir de jouer évident à l’écoute. On a l’esprit de la fanfare, sans le poids mais sans édulcorants. Un régal. »

- Répertoire - octobre 2003 - disque « Recommandé du mois » - Y’'en a qui manquent pas d’'air -

Une des musiques les plus inspirées, aériennes et voyageuses qui soient...
« Y’'en a qui manquent pas d'air »  regroupe quelques musiciens irréductibles du jazz actuel, tous embarqués séparément dans des directions singulières, aventuriers en tambours et vents. Ensemble ils inventent une des musiques les plus inspirées, aériennes et voyageuses qui soient à la fois populaire, charmeuse et tranquillement novatrice...

- Nevers D'Jazz Festival - octobre 2002 - Y’en a qui manquent pas d’air -

Vivifiant... Variations sensibles, pleines de liberté et de talent...
« C’est une fanfare, jazz, de rue, d’intérieur, c’est cinq musiciens qui brassent leur musique au fil de leurs instruments. Catherine Delaunay, Lionel Martin, Daniel Casimir, Didier Havet et Bruno Tocanne, pour un univers où se rencontrent un jazz européen mâtiné de free et de classicisme, et des ambiances de film. Vivifiant, on entre dans la danse avec des variations d’un bel éclectisme, sensibles, foutraques, pleines de liberté et de talent. On remarquera, sans oublier les quatre hommes du groupe, le jeu excellent de la clarinettiste, Catherine Delaunay, qui fait penser quelques fois à Dolphy, mais pas à Sclavis ni à Portal et c’est tant mieux, son jeu porte déjà une marque particulière, celle d’une grande musicienne. »

- 491 - octobre 2002 - Y’en a qui manquent pas d’air -

Y’en a qui manquent pas d’air, une formation à part...
“Une formation à part aux personnalités hautes en couleurs qui surprend le spectateur par la force que peut avoir sa musique acoustique mélange de cultures traditionnelles”

- Festival “Un doua de jazz” - octobre 2003 - Y’en a qui manquent pas d’air -

Souffle-à-tout...
“Souffle-à-tout. Avec sa formation classique... Catherine Delaunay échafaude toutes sortes d’univers. Riche d’expériences... Catherine Delaunay tente tout. Un souffle inattendu, riche de surprises.”

- Sax magazine - Françoise Jallot - mars / avril 2001 - Catherine Delaunay -

Stratosphère inconnue, planante, insolite...
“C’est l’ovni de la saison. Comme son titre l’indique, Le jour de l’envol décolle vers une stratosphère inconnue, planante, insolite, pour une escapade en Absurdie vocale, vallonnée de fugues musicales. Marchant d’un pied sautillant sur ce nuage de mots et de sons, Olivier Thomas mène sans baguette mais avec bagout ses musiciens du groupe Tomassenko. A voir cette fanfare en pantalon blanc, casquettes roses et vestes bigarrées, échauffer ses instruments, on se dit qu’il se prépare une fête de village, peut-être même une fête nationale. Mais dès que les premières vocalises s’envolent, on a compris que c’est la fantaisie qu’on va célébrer ici... Une croisière aérienne... Sous des guirlandes de loupiotes bricolées et autour d’un kiosque ventriloque, les quatre excellents musiciens Catherine Delaunay, Michel Massot, Etienne Plumer et Jean-Yves Evrard, ouvrent les portes de leurs rêves étranges dans des mélodies oscillant entre jazz langoureux et rock métal. Sans jamais se prendre au sérieux, ils délaissent clarinette, tuba, percussions, cor de basset, guitare ou accordéon pour des ping-pongs lexicaux, des pas de danses improvisés et des fous rires incontrôlés. Si cette musique alternative pourra en effrayer certains, tomber sur de tels oiseaux rares et indisciplinés fait franchement plaisir.”

- Le soir - Catherine Makereel - décembre 2007 - Le Jour de l’envol -

Un croisement improbable et réjouissant...
“Olivier Thomas et ses acolytes déploient “Le Jour de l’envol”, à la Balsa. Voici qu’Olivier Thomas, instigateur de ce divertissement et doux leader de Tomassenko, sa formation musico-théâtrale, prend la parole - un peu de guingois ; les mots s’entrechoquent, se tordent, se percutent, se font écho, se fuient, s’échelonnent, se marabout-de-ficellent. Son passage sur le “contemporain”, sans enfoncer ni clous moqueurs, ni portes ouvertes, est un régal... De poésie, “Le Jour de l’envol” ne manque pas. Ni de décalage dans la composition : musique et paroles, demi-mots et quête d’harmonie. Mais avant tout il faut ré-pé-ter. Répéter répéter répéter. Et essayer, tâtonner, chantonner, discuter. Catherine Delaunay (clarinettes, accordéon, chant...), Michel Massot (tuba, trombone...), Etienne Plumer (batterie, percussions...), Jean-Yves Evrard (guitares, plugged et unplugged) et Olivier Thomas (chant, direction de l’orchestre sur le pouce, lancer de sujets de conversations, dans une sorte de croisement improbable et réjouissant entre Bruno Coppens, Katerine et Dick Annegarn) font ça à ravir... Sous la pleine lune, un réverbère ou une brève averse de neige, de jolies langueurs en féroce énergie rock, “Le Jour de l’envol” se destine aux amateurs de phrases détricotées et rebordées, d’onomatopées sautillantes. Aux amoureux de musique rigoureuse, inventive, expérimentale, festive, généreuse, curieuse, fantasque. Du théâtre sans fil, non sans mélancolie, et qui rend joyeux.

- La libre - Marie Baudet - Décembre 2007 - Le Jour de l’envol - –

La féerie des bois...
“Point besoin de robes de gaze, de baguettes à poussière d’étoile. Deux danseuses en maillot blanc, blue-jeans et baskets et une musicienne en longue chemise ont réussi à rendre le parc du château de Septmonts féerique avec leur spectacle « Haïkus ». Clara Cornil et Anne Journo, avec Catherine Delaunay, se déplacent parmi les arbres, transposant en brèves chorégraphies les petits poèmes japonais sur la nature. Dorénavant à Septmonts l’œil imaginera ces deux hamadryades, nymphes des arbres, s’élancer, entourer un tronc, se rouler dans l’herbe, et l’oreille attendra les notes de la dame au long pipeau d’argent. Ce spectacle a transformé son contexte, ce qui n’est pas rien.”

- L’Union - Denis Mahaffey - Mai 2008 - Haïkus -


Une musique qui, du bout des lèvres, à fleur de peaux,
parvient à l’intime sans drame ni sophistication apparente

“ Une musique qui, du bout des lèvres, à fleur de peaux, parvient à l’intime sans drame ni sophistication apparente. Catherine Delaunay joue la carte du chant en n’ignorant rien de ce qui l’excède et trouve comme sans effort des phrases printanières. A ceci près qu’elle a choisi pour arme la plus fatale douceur, et que le ton ne s’élève que rarement au-dessus du chuchoté, Kig ha farces pourrait être, par les techniques employées, par la mise en espace, l’obsession, une prise oubliée du “Déjarme solo !” de Portal. Mais pourquoi passer le licol d’une référence à une liberté si suave, tant souveraine que point ne lui est besoin de se vêtir d’intentions pour faire valoir ses droits ? C’est la voix d’Orphée. Son charme vaut puissance, le monde lui est acquis. Sans combat ni conquête. La sensibilité remembre l’histoire de l’instrument favori des élégiaques, de sa mémoire sylvestre à un présent plus âpre, de Schumann à Bartok. Entière, multipliée ou divisée (Miss miss), la clarinette s’émeut d’elle-même jusqu’à la plénitude, dessinant les contours d’un monde accueillant : sensuelle mais point narcissique. Les percussions, libérées de leur fonction martiale, peuplent d’essaims légers, de gaz volatils, des horizons lointains, points de fuites plutôt que cadre fixe ; elles drapent comme d’un nimbe les courbes lestes de la clarinettes. Aussi faut-il saluer comme un vrai triomphe du goût qu’aucun maniérisme ne vienne empeser ces grâces mélodiques, troubler ce qui pourrait se vivre comme l’innocence retrouvée. Prévenus contre ce genre d’illusion, nous n’en goûterons que davantage l’ivresse”.

- Jazz magazine - disque d’émoi - P.-L. Renou - novembre 2000 - Tocade(S) -


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